J’ai été ce que tu es. Tu seras ce que je suis

J’ai été ce que tu es. Tu seras ce que je suis , matière à réflexion


“J’ai été ce que tu es. Tu seras ce que je suis.” Cette sentence, présentée entre quelques autres à tout candidat à l’initiation, invite à la réflexion. Au-delà des différences culturelles, ethniques, idéologiques, l’homme partage un seul et unique destin avec tout ce qui vit et en particulier avec ceux que les Francs-Maçons appelle ses Frères, c’est-à-dire chaque être humain.

Même si elle raisonne comme une évidence au Frère reconnu par ses pairs , nous ne connaissons pas véritablement l'origine. C'est en écoutant Georges Brassens que l'oreille se tendit, Il  avait emprunté les trois première strophes du poème de Pierre Corneille,  A Marquise .

Marquise, si mon visage 
A quelques traits un peu vieux, 
Souvenez-vous qu'à mon âge 
Vous ne vaudrez guère mieux. 

Le temps aux plus belles choses 
Se plaît à faire un affront, 
Et saura faner vos roses 
Comme il a ridé mon front. 

Le même cours des planètes 
Règle nos jours et nos nuits 
On m'a vu ce que vous êtes ; 
Vous serez ce que je suis. [...]

Cette  troisième strophe  veut dire que tous les êtres sont égaux devant cette inexorable décrépitude du corps qu’engendre la vieillesse.

Mais, il est tard, presque minuit, et les chemins du savoir sont étonnants… alors, sur le chemin de la connaissance, je sème des cailloux enrobés de papier parchemin que vous lirez peut-être ?