Le vendredi 5 janvier 2007 à 20:51 précises, nous recevions, Claude T. et moi-même, cette formidable information de Pierre F. : un court-métrage, Le Dernier Alchimiste, met en scène Jacques Bergier dont le rôle est interprété par Fernando Andina. La curiosité m’invitait à en savoir plus sur ce film et rapidement, grâce au Web et au Fondateur et Directeur du Festival du court-métrage de Sherbrooke, Monsieur Guillaume Pratte, je trouvais le nom du réalisateur, Nicolas Caicoya.
« (…) Je rentre la semaine prochaine à Madrid et j’enverrai la copie à l’adresse indiquée. J’aimerais juste vous rappeler que c‘est un court-métrage avec toutes les limitations artistiques que cela implique (je l’ai produit moi même). De même je me suis permis de prendre quelques libertés historiques car ce que je considère important est le message de Fulcanelli sur l’énergie nucléaire (Ce qui c’est déjà passé et ce qui peut se passer). J’espère que vous allez l’apprécier et j’attends avec impatience vos commentaires ».
Nicolas Caicoya montre ainsi sa modestie. Le film est une réussite artistique par la qualité de l’image, du son et des effets spéciaux. Ce film prouve que Le Matin des magiciens peut être adapté au cinéma, car de nombreuses références y affleurent, notamment dans les dialogues – par exemple, l’entretien entre Fulcanelli et Bergier (p. 133 du MM, Gallimard, 1960) : « Mais la pierre philosophale ? La fabrication de l’or ? Des éléments capitaux du court-métrage se trouvent p.131. Il existe d’autres références au MM, dont la page 132 où l’on peut lire à propos de l’ouvrage de Frédéric Soddy: « Je pense qu’il a existé dans le passé des civilisations qui ont connu l’énergie de l’atome et qu’un mauvais usage de cette énergie a totalement été détruite ». Le nom choisi pour le professeur Harris est-il un clin d’œil au papyrus Harris ?
Peut-on dès lors parler de plagiat ? Certainement pas ! D’ailleurs, dit Nicolas Caicoya, Le Dernier Alchimiste est né d’une réflexion résultant de la lecture du surprenant entretien qui eut lieu à Paris en 1937 entre Bergier et Fulcanelli et qui est relaté dans Le Matin des Magiciens. Le Matin des Magiciens a été une source d’inspiration et son court-métrage est une sublimation de l’œuvre de Jacques Bergier. Enfin, Nicolas Caicoya possède d’autres talents en utilisant son imagination pour faire passer un message simple mais ô combien important : « Les alchimistes nous ont prévenus des dangers résultant de la violation de la nature ».
Même l´apprenti prend conscience qu´il s´éloigne des voies de la nature dès ses premières erreurs, et freine son œuvre. L´orgueilleux, ne voit pas, n´écoute pas. Dans sa fiole, la matière peut résister en permanence car il continuera jusqu’ à ce que TOUT SOIT DÉTRUIT.
Le Dernier Alchimiste est né d’une réflexion résultant de la lecture de la surprenante conversation qui eut lieu à Paris en 1937 entre Bergier et Fulcanelli. Cet entretien est relaté dans Le Matin des Magiciens.
Tous les jours, on allume la télévision et on regarde perplexe l´œuvre de destruction et de mort que les imprudents de toute foi provoquent. Ils n’ont ni sens, ni loi, ni humanité. Notre fiole, notre planète, est en train d´être dévastée sans pitié. Il est facile pour nous de dire que la responsabilité de tout ce qui se passe appartient à nos dirigeants, mais c’est faux, car ils ont le pouvoir que notre insensibilité leur donne. Les alchimistes nous ont prévenus des dangers résultant de la violation de la nature. Bien que sachant cela, nous avons continué. Mais nous avons encore le temps de réagir, la terre a une grande capacité de régénération. De plus, les changements à réaliser ne nous obligerons pas à nier notre sens de la curiosité ni à renier les avancées technologiques, au contraire, ils nous guideront dans notre évolution car cela est notre destin. Cette évolution doit être une « re-évolution » qui renforce avec chaque nouvelle invention la Loi de la Fraternité. Une Loi qui efface l’orgueil, le racisme et l’égoïsme qui atrophient le cœur. Une loi qui ne peut permettre le développement de la recherche militaire (Selon le OCDE, l’Espagne est le second pays développé qui investit le plus en R&D militaire, seulement surpassé par les USA), car elle est consciente que lorsqu’un membre de la société est blessé la société entière l’est aussi.
Mon intention avec ce court métrage est de montrer la possibilité d’un changement. Je ne partage pas l’hypothèse de la destruction du monde, mais dans ce cas cela guide ma réflexion. Et si nous étions l’Atlantide de nos héritiers ? Je n’ai pas l’intention d’ouvrir un débat sur l’existence ou non de l’Atlantide. Cela me sert de figure mythique, symbolique. Le futur projette son ombre par anticipation. Peut-être que l’Atlantide n’est pas quelque chose qui est arrivé mais qui arrivera…Un rêve collectif de ce que nous pouvons provoquer si nous continuons à choisir ce qui nous sépare et non ce qui nous unit ( Fission nucléaire vs fusion, haine vs amour, anticonscience vs conscience…). Nous devons changer et nous le pouvons. Le changement est en chacun de nous, et non dans nos gouvernements. Chaque être humain est l’Alchimiste de sa propre vie. La technologie nous ouvre des portes incroyables : la voiture à air comprimé, l’énergie solaire ( en installant des panneaux solaires sur seulement 1% des 10% des terrains désertique que possède notre planète nous pourrions fournir l’énergie suffisante pour couvrir tout les besoins actuels), l’énergie basée sur l’hydrogène, l’énergie libre… D’infinis chemins encore à explorer et que je l’espère nous découvrirons bientôt.
l
Voila la fiction qui m’attire. Selon les mots de Fulcanelli : « Quelque chose de fantastique qui n’invite pas à l’évasion mais au contraire, à une plus profonde adhésion.» Nicolas Caicoya
