Le Moine et le Vénérable, un roman maçonnique essentiel par Christian Jacq

Le Moine et le Vénérable, un roman maçonnique essentiel

Quatrième de page de couverture (Ed. Robert Laffont):


Tels deux gladiateurs dans l'arène de toutes les cruautés, ils sont face à face. L'enjeu: leur survie au sein de l'horreur nazie, dans une forteresse mystérieuse, où un service spécial, créé par Himmler, a pour mission d'arracher les secrets de ceux à qui il prête des pouvoirs occultes.

Les deux captifs sont François Branier, Résistant, médecin, et Vénérable d'une loge maçonnique, héritière des bâtisseurs de cathédrales, et Frère Benoît, Résistant, moine bénédictin et radiesthésiste.

Ces hommes exceptionnels ont existé et, pour apparaître ici sous les traits de personnages romanesques, ils n'en ont pas moins vécu l'aventure inouïe que raconte Christian Jacq.


Le Moine et le Vénérable s'affrontent, car leur foi semble inconciliable. Face à la barbarie, ne devront-ils pas d'abord s'écouter, puis s'entendre ? Pour obtenir leurs aveux les tortionnaires sont prêts à toucher le fond de la sauvagerie et à tuer l'espérance. Un suspense en huis clos... sous l'oeil de Dieu et du Grand Architecte.

A l'heure où les fanatismes et l'intolérance se font menaçants. Le Moine et le Vénérable met en scène deux héros qui trouvent la survie et la plénitude dans l'union de leurs différences.

Matière à réflexion :

Pages 25 (...) François Branier devait précisément initier son successeur à la charge de Vénérable Maître et lui confier le secret du Nombre.
Il n'avait pas sommeil. Des souvenirs affluaient à sa mémoire. Son enfance si heureuse dans un petit village de Savoie, sa "montée" à Paris, ses années d'études en médecine, sa rencontre avec celle qui était devenue sa femme, la passion de la lecture... cette passion qui, après des journées de consultations harassantes, lui faisait dévorer de gros bouquins traitant des mystères de l'Antiquité, des sculptures du Moyen Age de la géométrie sacrée (...)

François Branier avait entendu parler de la Franc-Maçonnerie. Il avait en horreur, à cause de ses combines, de sa mentalité petite bourgeoise, politicarde, de ses faux secrets. Dix fois il avait sèchement repoussé ces avances minables, où il n'était que de montant des cotisations, d'ambition sociale, de relations utiles, de titres ronflants (...)

Pages 126 (...) Le lendemain, Branier avait demandé son admission dans la loge dont le vieux professeur était le Vénérable.

Une assemblée composite où s'affrontait de multiples tendances. Lorsque le vieillard était passé à l'Orient éternel (Ndr: ou Orient céleste), Branier avait été élevé au grade de Maître. Il consacrait à la loge tous ses loisirs, redécouvrant les "anciens devoirs" pratiqués avant que la Franc-Maçonnerie ne sombre dans le matérialisme et dans l'affairisme. Le moment venu, Branier fonda une nouvelle loge, "Connaissance", à l'Orient de Paris rassemblant quelques Frères d'exception.

"Connaissance" fut sévèrement critiquée par les autorités administratives de la Franc-Maçonnerie. On taxa la loge d'élitisme, d'intellectualisme. Mais on la craignait. On redoutait ses pouvoirs (...).

Ndr. Est-ce que Christian Jacq a-t-il raison ? Chacun pensera ce qu'il veut... A mon humble avis, la franc-maçonnerie est parfaite, cependant que recherchent certains francs-maçons ? Parler d'autre chose commune au monde profane, étudié, travaillé et non pas faire du rituel pour faire du rituel. Partager le savoir, le discuter, chercher les contradictions, tels sont les vœux de beaucoup de Frères qui désirent s'élever.

Pour en revenir au livre de Christian Jacq, je conseille de le lire, de le relire. Car, Le Moine et le Vénérable soulève des questions qui peuvent être le sujet de planche, ce roman est aussi un hymne à la tolérance, au courage...



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